Aucun
document ne permet d'être affirmatif sur la nationalité
de ce compositeur. Sa famille était semble-t-il, originaire
de Bohême; lui-meme fit une partie de ses études
à Prague. Mais, au moment de sa naissance son père
était inspecteur des forêts de l'Électeur de Bavière. On ignore comment il s'exprimait en
tchèque, par contre il faisait toujours des fautes en
écrivant l'allemand (peut être parlait-il un dialecte,
viennois ou autre) et ses langues d'élection dans la composition
musicale furent l'italien et le français. On manque également
de renseignements sur la première éducation du
jeune Gluck qu'il subit en Bohême, où son père
devint régisseur du comte Kinsky,
puis du prince
Lobkowitz.![]() En 1745, il accepte une invitation à Londres pour accompagner le prince Lobkowitz. Il y rencontre peu de succès auprès d'un public habitué à la perfection d'écriture de Hændel. Gluck manque de «métier», et Hændel juge que son cuisinier connaît plus de contrepoint que son jeune confrère; toutefois, il le reçoit aimablement et lui donne quelques conseils. Avant de s'installer définitivement à Vienne, Gluck fait encore de nombreux voyages notamment comme chef d'orchestre itinérant d'une compagnie d'opérs italien de Hambourg, se produisant parfois lui-même en soliste sur le clavecin ou le «glass-harmonica». (Il joue à Londres un Concerto sur 26 verres accordés par l'eau de source) En 1755, il est nommé directeur musical de la cour, à Vienne grâce au comte Durazzo (directeur des théâtres impériaux), qui lui a fait partager son goût pour le nouvel opéra-comique français, l'incite à en composer lui-méme et contribue à l'éloigner des conventions de l'opéra italien traditionnel, où I'enfermaient les livrets de Metastasio. Le 5 octobre 1762 était représenté au Burg Theater Orfeo ed Euridice sur un livret de Calzabigi. A ce dernier (qui fournit aussi les livrets d'Alceste et de Paride ed Elena) Gluck dut une grande partie de la « réforme de l'opera », entreprise depuis Orfeo. Calzabigi, formé au goût français pendant dix annces passées à Paris, apportait dans ses livrets un esprit entièrement neuf. Alceste ne fut représenté au Burg Theater que le 16 décembre 1767. Entre-temps, Gluck avait beaucoup voyagé, notamment à Paris, voyage d'étude préparant une installation plus durable. A partir de 1773 il se partagea entre Vienne et Paris donnant ici, le 19 avril 1774, son premier opéra français Iphigénie en Aulide, avec I'appui de Marie-Antoinette qui avait été son élève à Vienne. Cette oeuvre, puis la version française d'Orfeo ed Eurid~ie (où le rôle principal n'est plus pour contralto mais pour ténor) ont un grand succes. Mais en 1776,les partisans de l'opéra italien opposent stupidement Piccini à Gluck bien que ni l'un ni l'autre des deux musiciens n'eussent souhaîté cette querelle, envenimée à plaisir par quelques dilettantes oisifs, par l'orgueil et le manque de libéralisme de Gluck aussi. La série des six grands opéras français fut complétée par la version française d'Alceste (sifflée par les "piccinistes"), Armide, Iphigénie en Tauride (grand succès), Echo et Narcisse. L'échec de ce dernier opéra détermina Gluck à quitter définitient la France. Plusieurs attaques d'apoplexie l'avaient en partie paralysé lorsqu'il mourut dans sa soixante-quatorzième année. Parmi ses oeuvres: 107 opéras, dont on connait environ 40 opéras italiens, une douzaine d'opéras-comiques et 6 grands opéras français - des ballets, des pantomimes - quelques oeuvres religieuses et quelques oeuvres instrumentales. |
Harpe | Niv. | Titre | Auteur secondaire | Editeur | Durée |
HDM |
7 |
Orphée,
scène des Champs-Elysées Flûte et piano |
Clerval A. | Leduc (AL 16989 |
- |